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64PE370 - Dagboek 7 (Engels en Frans)

31/05/2013 10:57

Gabriel Dulaquais preparing his samples bottles

R.V. Pelagia, room 403, Thursday 30 May, 10:00pm.
Before I left, this cruise was ringing in my head what you or your friends can imagine about a trip from the mouth of the Tagus River to the entrance of the Bosphorus: a stroll through the tranquil Mediterranean waters along lands where orange trees bloom. I'll try to transcribe few feelings. Lisboa 14 May 9:00 am, I am boarding on Research Vessel Pelagia.

26 years and 35 minutes before I was born in another harbor, Brest (France), where I am currently a PhD student in marine biogeochemistry. In shipping me I do not have forgotten my previous cruise onboard, during which I have traveled part of the North Atlantic last August, neither my schedule sampling that looks so busy.

Gabriel Dulaquais preparing his samples bottles for the next sampling marathon in the clean container. (Photo: Micha Rijkenberg)

Indeed aboard my goal is to collect different types of samples (11 in total), the panel extending from the suspended particulate matter to the unfiltered water for a discussion of the taxonomy or soluble fraction (0.02?m filtration). The analysis of all these parameters then allows a better overall understanding of the internal cycle of trace metals, particularly an essential micro nutrient required for the development of phytoplankton species, cobalt.

We leave the Tagus estuary, the weather turns bad and the swell grows. Some are seasick. I do not. Some have appetite. I do not. From the first sampling station, I realized that this trip would not be the easy cruise secretly hoped. The ultraclean sampling system of NIOZ with 24 bottles of 25L appears to be a hydra. The removal of particulate and soluble fractions is tedious. So I quickly realize that some stretches exercises in the morning will not be superfluous to take contorted for hours and watch the flow of filtered sea water as nectar in which I hope to find some answers to scientific questions that remain unresolved.

Gibraltar happened in the night of 19 May, lights of ones, hopes of others look at each other’s. The Algerian waters approaching and an observer joined us. Unhopefully his scientific interest is caught by his difficulty to communicate in English. Even though my knowledge of the language of Shakespeare is relative I was appointed to be the interpreter. The Algerian sun made a brief appearance but noticed. On deck you can relax. Scientists, students, engineers, sailors, cook, officers, all are talking. Topics vary: science, sport, politics, geography and all in five different languages. The break was only for few hours, Mare Nostrum is angry. The launchings of titanium rosette become to be R & R, in the container bottles waltz. During diner I noticed that the water in my glass but also the content of my stomach defy the laws of gravity.

The night of 22 to 23 was passed to exhaust the resources of the hydra. It is 9 am when it is empty. Despite that the barometer shows good weather and summer temperature, the solar energy is not powerful enough to reload me. However days after reserve pleasant surprises, Tunisian and Italian sun, nice view of Malta on the horizon, an approximate pool on the deck installed by captain, a lot of work, few hours of sleep and all led by a friendly atmosphere maintained by each all of us…  To be continued.

R.V. Pelagia, D deck, Friday 31 May, 2:30 am.
The UCC is on deck. It is time to work!

At first it always seems long. In the end it is always too short.

Gabriel Dulaquais



R.V. Pelagia, cabine 403, Jeudi 30 Mai, 22h. Avant mon départ, cette croisière faisait résonner dans ma tête tout ce que vous ou vos amis peuvent imaginer d’un voyage entre l’embouchure du Tage et l’entrée du Bosphore : une balade dans les paisibles eaux méditerranéennes le long de terres où fleurissent les orangers. Je vais essayer de transcrire ici quelques impressions.

Lisbonne le 14 Mai 2013 à 9h00, j’embarque sur le navire de recherche Pelagia. 26 ans et 35 minutes plus tôt je naquis dans un autre port, celui de Brest où actuellement j’effectue un doctorat en biogéochimie marine. En m’embarquant je n’ai ni oublié mon précédent séjour sur ce bâtiment, durant lequel nous avons sillonné une partie de l’Atlantique Nord en Août dernier, ni mon planning d’un échantillonnage qui s’annonce conséquent. En effet à bord j’ai pour objectif de collecter différents type d’échantillons (11 au total), le panel s’étendant de la matière particulaire en suspension à de l’eau non filtrée pour une analyse de la taxonomie en passant par des eaux filtrées à 0.02µm. L’analyse de l’ensemble de ces paramètres permettra alors une meilleure compréhension globale du cycle internes des métaux traces et particulièrement celui pour lequel mon intérêt est premier, celui d’un micro nutritif essentiel au développement d’espèces phytoplanctoniques, le cobalt.

On quitte l’estuaire du Tage, le temps se gâte, la houle grossit. Certains ont le mal de mer. Moi non. Certains ont de l’appétit. Moi non. Dès la première station de prélèvement, j’ai compris que ce voyage ne serait pas la croisière secrètement espérée. Le système de prélèvement ultrapropre du NIOZ et ses 24 bouteilles de 25L s’avère être une hydre. 4 Hommes ne sont pas de trop pour en venir à bout. Les jours passent, on s’accommode du roulis et du bruit des vagues sur le hublot. Alors que la Méditerranée approche la cadence s’intensifie, le prélèvement des fractions particulaire et solubles s’avère fastidieux. Aussi je m’aperçois rapidement que quelques étirements le matin ne seront pas superflue pour tenir contorsionné des heures durant à regarder couler l’eau de mer tel un nectar dans lequel j’espère trouver réponse à certaines interrogations scientifiques qui restent encore en suspens.

Gibraltar est passé dans la nuit du 19, les lumières de deux continents se regardent. Les eaux Algériennes en approche, un observateur nous rejoint mais son intérêt scientifique est rattrapé par ses difficultés à communiquer en anglais, m’obligeant à m’improviser interprète alors même que ma maîtrise de la langue de Shakespeare reste toute relative. Le soleil algérien fait une apparition courte mais remarquée. Sur le pont on se détend scientifiques, étudiants, machiniste, cuisinier, officiers, tous discutent. Les sujets varient: sciences, sport, politique, géographie et le tout dans cinq langues différentes transformant. Le répit n’est que de quelques heures, Mare Nostrum se fâche. Les mises à l’eau de la rosette titane deviennent R&R, dans le container les bouteilles valsent à trois temps. A table je remarque que l’eau de mon verre mais aussi le contenu de mon estomac défient les lois de la gravité. La nuit du 22 et du 23 je la passe à épuiser les ressources de l’hydre, il est 9 h quand elle est vide. Le baromètre affiche beau fixe, température est estivale cependant l’énergie solaire ne semble pas assez puissante pour me recharger. Cependant la suite a réservée d’agréables surprises, du soleil tunisien et italien, l’île de Malte à l’horizon, une piscine approximative installé sous l’œil avisé du capitaine, beaucoup de travail, quelques heures de sommeil le tout animé par une ambiance des plus agréables entretenue par chacun d’entre nous… A suivre.

R.V. Pelagia, pont D, Vendredi 31 Mai, 2h30.
La rosette titane sort de l’eau. Allez au travail !

Au début ça semble toujours long. A la fin c’est toujours trop court.

Gabriel Dulaquais

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